Étudier en Europe
Étudier en Norvège après le bac
La Norvège n'est pas le premier pays auquel on pense en terminale, et c'est ce qui la rend intéressante : peu de lycéens français y candidatent. Voici l'essentiel, dans l'ordre où les questions se posent.
À quoi ressemble ta vie là-bas
Commence par le décor, parce que c'est lui qui fait tenir trois ans. À Bergen, sept montagnes entourent la ville. Tu montes après les cours, tu redescends pour diner, et ça devient ta routine du mardi.
La vie étudiante est tenue par les étudiants eux-mêmes. La maison des étudiants programme ses concerts et son cinéma avec des bénévoles, et tu peux en être dès ta première semaine.
La nature n'y est pas un décor : c'est un droit. La loi te laisse planter ta tente à peu près n'importe où, même sur un terrain qui ne t'appartient pas.
Le revers : les journées d'hiver sont courtes, très courtes dans le nord, et il pleut beaucoup sur la côte ouest. En échange, les soirées de printemps n'en finissent plus.
En quelle langue tu vas suivre les cours
C'est le premier tri, et il se fait avant même de regarder le programme. Une partie des bachelors se donne en anglais, une autre en norvégien, et la proportion change d'un établissement à l'autre.
Au niveau bachelor, le norvégien reste très présent, davantage qu'en master où l'anglais domine. Une université qui affiche des cours en anglais ne t'ouvre donc pas toutes ses portes en première année : la langue du cursus se vérifie formation par formation.
Au quotidien, l'anglais suffit, dès le premier jour. Apprendre le norvégien reste utile si tu envisages de rester travailler après : les universités proposent des cours pour débutants, souvent dès le premier semestre.
Ce que tu peux y étudier
Les grandes universités sont à Oslo, Bergen, Trondheim et Tromsø, et elles ne se ressemblent pas. Trondheim est le point fort du pays en sciences et en ingénierie. Tromsø, une des plus au nord du monde, travaille sur la mer et les régions polaires.
Un bachelor dure trois ans, comme la licence, et tu entres plus vite dans ta spécialité qu'ici. Une part importante du travail se fait en groupe, sur des projets qui comptent dans la note.
Dans plusieurs universités, ton premier semestre comprend un cours commun à toutes les filières, sur la philosophie et la façon dont se fabrique une connaissance scientifique. Déroutant quand on vient pour l'ingénierie, et souvent cité comme le cours qui marque le plus.
À quoi ressemble une année d'études
L'année se coupe en deux semestres : le premier commence en août, le second en janvier. La rentrée se passe en petits groupes encadrés par des étudiants plus âgés, pendant une semaine d'accueil faite pour ça. C'est là que se nouent la plupart des amitiés de première année.
Le travail personnel occupe une grande place, et une bonne partie de ce qui compte se joue en fin de semestre.
Les notes vont de A à F, et le rapport aux enseignants est direct : on s'appelle par son prénom, on pose ses questions sans protocole. Ça déroute une semaine, puis ça devient le meilleur du système.
Ce qui se prépare dès la terminale
Les dates et les attentes changent d'un établissement à l'autre, et d'une langue de cursus à l'autre. Tu les regardes un par un, et tu t'y prends tôt : un dossier se prépare pendant l'hiver.
Selon la formation, tu passes par une candidature commune à plusieurs établissements ou tu candidates directement à l'école. La page d'admission de la formation te le dit, et c'est elle qui fait foi.
Ton niveau d'anglais se prouve, par un test reconnu ou par ton dossier selon l'endroit. C'est la pièce qui prend le plus de temps quand on s'y prend tard : regarde ce qu'on te demande avant Noël. Le logement étudiant se demande à part, et les places partent vite.
Tu ne renonces à rien en candidatant. Tes vœux en France et ta candidature en Norvège avancent chacun de leur côté, avec leurs propres échéances, et tu tranches à la fin.
Une fois sur place
Tu es européen : pas de visa à demander pour venir étudier. Si tu restes plus de trois mois, tu te signales sur place dans tes premières semaines. C'est une formalité, mais elle a une date.
La Norvège n'est pas dans l'Union européenne, et elle est dans l'espace Schengen : tu voyages depuis la France sans passer de frontière. Ta carte européenne d'assurance maladie fonctionne là-bas.
Et ton diplôme, quand tu rentres
Le pays participe au même espace européen des diplômes que la France : trois ans de bachelor, des crédits qui se comptent de la même façon, un master derrière. Ton diplôme se lit ici sans traduction.
Tu peux revenir faire ton master en France, ou repartir ailleurs en Europe. Faire reconnaitre officiellement un diplôme étranger reste une démarche à part, et quelques métiers très encadrés demandent des étapes de plus.
Ce que tu ramènes ne tient pas dans le papier : trois ans de cours en anglais, un parcours qui ne ressemble à aucun autre dans ta promo de retour, et l'habitude de vivre loin.
Les questions que tu te poses
Ta voie, dès le 4 octobre
Le test est gratuit. Tu réserves ta place, on t'écrit le 4 octobre.
Ton email sert à te prévenir de l'ouverture. Désinscription en un clic.
Tu as moins de 15 ans ? Demande à un parent de réserver ta place, il choisit « Parent » dans le formulaire.

